wpafac2244.png
wp40efa76f.png
wp069c856f.png
wpba0cfa70.png

G.R.E.M.M.O.

Docteur GUY DUPIELLET
wpcd6691fb_1b.jpg
EXEMPLE DE MANIPULATION STRUCTURELLE CERVICALE

Les manipulations structurelles cervicales, c’est à dire avec décoaptation des facettes  et craquement intra articulaire, sont critiquées, contestées, voire même considérées comme dangereuses !!
Certes certains patients nous racontent avoir subi des manipulations cervicales « tête dans le vide » en rotation maximun forcée...

Ce type de manipulation ne correspond à aucune technique enseignée aux médecins à la faculté de médecine.

A tout bien considérer, c’est un peu comme si un chirurgien remplaçait son bistouri par un couteau de cusine.. La chirugie ne serait pas en cause, le chirurgien, oui.

Pour nous médecins ostéopathes qui pratiquons ces manipulations cervicales depuis de très nombreuses années, elles nous paraissent les plus douces et les plus anodines des manipulations que nous ayons à réaliser chez nos patients. Elles sont exécutées sans aucune force, avec de très petites amplitudes de mouvements et surtout avec une rotation de la tête très FAIBLE.

Bien entendu, ces manipulations exigent une technique parfaite, sereine, qui doit respecter des règles simples mais  strictes.

La définition généralement admise et donnée par le Professeur Robert  MAIGNE ne nous convient pas.

Citons le:

« La manipulation est une mobilisation passive forcée qui tend à porter les éléments d’une articulation ou d’un ensemble d’articulations au delà de leur jeu habituel, jusqu’à la limite de leur jeu anatomique possible. »

Pour nous, elle ne constitue pas du tout une manoeuvre « forcée » qui amène les articulations « jusqu’à la limite de leur jeu anatomique ».
Nous pensons que la vélocité, même dans une faible amplitude de mouvement, permet de vaincre la force de cohésion  du liquide synovial et donc provoque  la décoaptation.

Nous présentons ici une technique assise qui concerne le une dysfonction cervicale en convergence gauche. Cette dysfonction  va perturber, de manière segmentaire, la mobilité passive. La flexion, l’inclinaison droite et la rotation droite de la vertèbre en dysfonction, seront quelque peu difficiles et limitées.

Comme toute technique structurelle vertébrale nous devons respecter scrupuleusement  les 4 temps que nous allons détailler:
1er temps: les contacts
2éme temps: le verrouillage
3éme temps: la mise en tension
4éme temps: le thrust
wpb941d191_1b.jpg
wpf5735d26_1b.jpg
wpe0bdf2cc_1b.jpg
Puis le médecin va prendre contact avec le massif articulaire de la vertèbre en dysfonction  avec la 1ère et la 2ème phalanges de son majeur droit.
Ces massifs se trouvent entre bord postérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien et bord antérieur du trapéze.
La main gauche du médecin se positionne sur la partie temporo-pariétale droite du crâne du patient.
L’éminence thénar de la main droite prend un contact très léger avec la joue gauche du patient.
1er temps: les contacts
2ème temps: le verrouillage
Il consiste à « protéger » (éviter le craquement) des vertèbres sus-jacentes à la dysfonction et permet de focaliser la manoeuvre sur le niveau à manipuler. C’est le temps le plus délicat.
3ème et 4ème  temps: mise en tension et thrust
wp6f109976_1b.jpg
Très délicatement le médecin amène la tête en rotation jusqu’à sentir une légère résistance: c’est la mise en tension.

A ce moment il va effectuer avec le main pariétale et l’éminence thénar droite sur la joue gauche du patient un tout petit couple de force très rapide qui permet la décoaptation et traduit le succès de la manipulation.