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G.R.E.M.M.O.

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Les vertiges sont des motifs très fréquents de consultation chez le médecin ostéopathe. Certes si nous pouvons avoir de bonnes actions sur certains, tous ne relèvent pas de la médecine manuelle ostéopathique.
Il est nécessaire de distinguer :
- LE VERTIGE qui est une illusion de mouvement toujours associé à un nystagmus
- LE DÉSÉQUILIBRE qui correspond à l’impossibilité de maintenir son corps dans une position donnée.
En effet pour les patients, tout est vertige alors que nous avons l’obligation de bien différencier ces 2 notions si nous voulons arriver à un diagnostic précis.
Il est intéressant, sur les données de l’interrogatoire, de faire préciser
1 – LA DURÉE DU VERTIGE :
- Brefs et répétés.
Il s’agit de vertiges d’une durée inférieure à la minute très souvent accompagnés de nausées mais dont la caractéristique est qu’ils sont liés aux mouvements. Ils se reproduisent plusieurs fois dans la journée.
Le premier diagnostic à envisager est le vertige paroxystique positionnel bénincf. l’article dédié -.
Souvenons nous que ces vertiges otolithiques représentent le 1/3 de tous les vertiges et constituent donc une étiologie très fréquente pour laquelle l’ostéopathie représente l’indication de choix, puisqu’une manipulation très haute vélocité de l’atlas donne plus de 90 % de bons résultats.
Dans cette catégorie de vertiges brefs et répétés se rangent aussi ceux liés à un traumatisme crânio cervical qui vont générer la dysfonction labyrinthique.
Plus rarement,  nous serons en présence d’une fistule ou d’une déhiscence d’un canal semi circulaire.
- Plus longs et répétés.
Ces vertiges là durent 1 ou plusieurs heures et sont très souvent accompagnés de signes audiologiques indiquant une participation cochléaire : acouphènes, hypoacousie. Aux nausées s’ajoutent des vomissements. Les patients sont souvent contraints de rester alités.
Ils se reproduisent avec des intervalles de temps variables ; semaines, mois.
Certes la liste des étiologies que nous mentionnons n’est pas exhaustive mais le plus fréquemment, ces vertiges correspondent à une maladie de Menière, une otite chronique, une otospongiose, un neurinome, une vestibulopathie.
- Très longs et uniques.
Ces vertiges selon l’étiologie peuvent se rencontrer dans un contexte infectieux de type virose banale accompagnée d’une névrite vestibulaire (de même signification qu’une paralysie faciale a frigore) ou bien d’une atteinte zostérienne. Il peut s’agir d’un contexte traumatique, neurologique, vasculaire.
Finalement cette seule distinction séméiologique nous permet de constater que la seule indication du traitement manuel est représentée par le V.P.P.B.
2 – POUR CE QUI CONCERNE LES DÉSÉQUILIBRES, NOUS DEVONS FAIRE PRÉCISER LEUR ÉVOLUTION DANS LE TEMPS.
- Ils peuvent être progressivement croissants dans leur intensité.
Dans ce cas, ils correspondent à un syndrome central, un neurinome, une tumeur
- A l’inverse, ils peuvent être progressivement décroissants.
On est souvent en présence d’un syndrome otolithique en fin d’évolution ou bien d’une pathologie vestibulaire iatrogène.
- Ils sont intermittents mais identiques (dans plus de 60% des cas de déséquilibre).
Dans cette catégorie se trouvent les déséquilibres liés à une angoisse, une agoraphobie, une HTA ou une hypotension, une migraine.
Mais également, on peut y ranger les déséquilibres liés à une perturbation de la proprioception cervicale associée à une dysfonction mécanique post traumatique ou posturale.
- Ils sont plus constants et identiques.
Le plus souvent on est en présence d’une perturbation du système tonique postural.

Que retenir de ce bref exposé ?

1 –  Nous devons rester prudents ++  et en cas de doute se faire aider par le médecin spécialiste.
2 –  Seuls nous intéressent (parce que  accesibles à notre thérapeutique):
- Les vertiges brefs et répétés positionnels (VPPB) 1/3 de tous les vertiges
- Les déséquilibres intermittents et identiques d’origine cervicale et/ou posturale.
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